Pourquoi est-il important de préparer la transmission de son entreprise ?

Transmettre son entreprise ne commence pas le jour où l’on décide de la vendre.

Dans l’idéal, le sujet doit être posé plusieurs années avant.

Pourquoi ? Parce qu’une transmission d’entreprise touche à beaucoup plus de choses que le prix de vente. Elle concerne l’avenir de l’entreprise, les salariés, les clients, le patrimoine du dirigeant et, bien souvent, son projet de vie après la cession.

Pourtant, de nombreux dirigeants repoussent encore cette réflexion. Parce qu’ils ne se sentent pas prêts. Parce que l’entreprise a encore besoin d’eux. Parce qu’ils attendent de meilleures conditions économiques. Ou simplement parce qu’imaginer la vie après son entreprise n’est pas toujours évident.

Le sujet est pourtant majeur : environ 370 000 TPE, PME et ETI françaises pourraient être transmises dans les cinq prochaines années, représentant près de 3 millions d’emplois. Au rythme actuel, seulement 130 000 transmissions se concrétiseront.

Préparer la transmission de son entreprise permet justement d’éviter qu’une décision aussi importante soit prise dans l’urgence.

Une transmission d’entreprise prend du temps.

Une fois le processus de vente réellement lancé, une opération de cession peut déjà s’étaler sur plusieurs mois. Chez CFT, un processus classique de cession est généralement envisagé sur une période d’environ 9 à 14 mois, entre la préparation des documents, la mise en place de la stratégie de commercialisation, la prise de contact direct des acquéreurs, les rencontres, les négociations, les audits, la levée des conditions suspensives jusqu’à la signature définitive.

Mais ce délai ne comprend pas tout le travail qui peut être réalisé avant même la mise en vente de l’entreprise.

C’est pourtant souvent là que se joue une partie importante de la réussite de la transmission.

La CCI Bordeaux Gironde recommande ainsi idéalement d’engager la préparation 3 à 5 ans avant la date de cession envisagée. Une réflexion trois à cinq ans avant une cession envisagée permet de disposer du temps nécessaire pour faire évoluer l’entreprise et corriger certaines fragilités.

Cela ne signifie pas qu’un dirigeant qui souhaite céder plus rapidement ne peut pas réussir sa transmission.

Mais plus le travail est engagé tôt, plus il est possible d’agir sur la valeur, l’organisation, les équipes, le patrimoine et les différentes options de reprise.

Anticiper donne au dirigeant quelque chose de précieux : le choix.

Le choix du moment.

Le choix du repreneur.

Le choix du montage.

Le choix d’accepter ou de refuser une offre.

Et surtout, la possibilité de ne pas vendre dans l’urgence.

Et concrètement.

Bien avant de commencer à chercher un acquéreur, plusieurs questions permettent de faire un premier état des lieux.

Sur l’entreprise

  • L’activité dépend-elle fortement de moi ?
  • Mes équipes sont-elles suffisamment autonomes ?
  • Une personne pourrait-elle assurer une partie de mes responsabilités ?
  • Mon chiffre d’affaires dépend-il trop d’un ou plusieurs clients ?
  • Mes principaux fournisseurs représentent-ils un risque ?
  • Mes indicateurs financiers et commerciaux sont-ils bien suivis ?
  • Mes marges sont-elles correctement analysées ?
  • Quels sont les éléments qui créent réellement la valeur de mon entreprise ?
  • Existe-t-il des actifs auxquels je ne pense pas spontanément : marque, contrats, brevets, outils, base clients, site internet, savoir-faire ?

Sur le projet de transmission

  • À quelle échéance est-ce que j’envisage de transmettre ?
  • Est-ce que je souhaite vendre totalement ou progressivement ?
  • À qui pourrais-je transmettre ?
  • Une reprise en interne serait-elle envisageable ?
  • Ai-je déjà une idée de la valeur de mon entreprise ?

Sur le dirigeant

  • De quels revenus aurai-je besoin après la cession ?
  • Quels sont mes projets personnels ?
  • Ai-je envie de rester impliqué dans l’entreprise ?
  • Comment mon patrimoine est-il aujourd’hui organisé ?
  • Quels seraient les impacts fiscaux et patrimoniaux d’une vente ?
  • Répondre à ces questions ne signifie pas que l’entreprise est à vendre.
  • Cela permet simplement de savoir où l’on en est.

Une transmission réussie se prépare avant d’être nécessaire

Préparer la transmission de son entreprise, ce n’est pas annoncer son départ.

C’est protéger ce que l’on a construit.

C’est sécuriser ses équipes.

C’est améliorer la capacité de l’entreprise à fonctionner sans soi.

C’est comprendre ce qu’elle vaut.

C’est réfléchir à son patrimoine et à l’après.

Et surtout, c’est conserver la possibilité de choisir.

Après des années passées à développer une entreprise, sa transmission mérite d’être considérée comme un projet à part entière.

Chez Conseil Finance et Transmission (CFT), nous accompagnons les dirigeants de TPE, PME et ETI dans la préparation et la réalisation de leurs opérations de transmission et de cession d’entreprise, à Bordeaux et plus largement en Nouvelle-Aquitaine.

L’objectif n’est pas uniquement de trouver un acquéreur. Il est de préparer l’entreprise, structurer l’opération, étudier les différentes possibilités et défendre les intérêts du dirigeant tout au long du processus.

Vous réfléchissez à la transmission de votre entreprise, même sans projet de vente immédiat ? C’est justement le bon moment pour commencer à en parler.

 

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